La presse francophone belge est en déclin. Pensée Unique, conformisme, ignorance et subsides en sont les
principales mamelles. Le Soir, quotidien de référence par excellence, fera l'objet de nos observations parfois
amusées, souvent consternées, afin de livrer la chronique d'un lent suicide, celui d'une presse écrite de 'déférence'.
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jeudi 29 novembre 2012

Bisounours & Totoro


Notre second compte-rendu des petites infos consternantes et farfelues qui parsèment si souvent les pages du Soir. Papiers complaisants, odes aux dernières productions alter-comprenantes de zozos grassement subsidiés et réflexions profondes d'éditorialistes bien-pensant. Pour rire ou pour pleurer. 

Sans subvention, pas facile d’organiser un espace « du vivre ensemble et du chacun selon ses goûts ».
"un lieu où des ASBL naissantes pourraient établir leur siège social, disposer de locaux de réunion, de bureaux, ainsi que de services administratifs communs. En retour, elles s’engageraient à partager tout ou partie de leurs points APE (subsides à l’emploi) afin de financer le recrutement de ce personnel partagé. « Et la couveuse pourrait également gérer ces points APE ainsi que les dossiers de demande de subsides»"
  • Pour Frédéric Lenoir (23/11), philosophe rigolo, les méchants sont partout: globalisation (le terme correct est mondialisation), économie financière qui détruit la planète, produits financiers toxiques, logique productiviste, grands groupes agro-industriels américains (essayez un peu d'asséner "grands groupes agro-industriels suisses", ça fait tout de suite moins peur), gaz à effet de serre, huile de palme, consumérisme et médecine occidentale. L'Europe est en déclin et ne retrouvera pas la croissance d'antan prédit ce partisan de la décroissance. Alors il faut des métiers d'avenir pour les jeunes, comme... recycleur de déchets. Payés par qui? On ne sait pas. Il voudrait aussi "stopper les grands groupes" (Vanden Borre? Carrefour? Galler?) mais regrette ne pas être assez violent pour ça: "C'est très difficile. Je ne prône pas la violence, je suis un disciple de Gandhi." 
  • Suite au mauvais score du gouvernement Di Rupo dans le dernier sondage RTL-IPSOS-Le Soir, David Coppi fait frissonner ses lecteurs en les mettant face à leurs responsabilités. Pour lui, c'est Di Rupo ou les chemises brunes: "le déficit de confiance qui atteint largement les classes dirigeantes du Vieux Continent est propice, potentiellement, à l’affirmation de formations populistico-protestataires qui rappellent les années trente."
  • Une info qui semble tout à fait naturelle pour Le Soir subsidié par les pouvoirs publics: 230.000 euros de la RTBF et 665.000 euros de Sambrinvest et Wallimage seront injectés dans Dreamwall, un studio de dessins animés en perte depuis sa création. Bravo à tous les contribuables qui financent la presse et les aventures du Petit Spirou!

mardi 27 novembre 2012

Réchauffisme au Soir: du réchauffé!


Philosophe et sociologue des religions, Frédéric Lenoir n'a pas de formation scientifique et n'est spécialisé ni en économie ni en climatologie. Du coup, le Soir a décidé de l'interroger sur ces deux sujets.
A propos du climat, l'érudit recyclable affirme la larme à l'oeil que "les gaz à effet de serre des pays qui connaissent une forte industrialisation créent des problèmes très graves" et  que "les problèmes environnementaux créent des réfugiés écologiques".

Appuyons sur notre bullshit button tout neuf pour remettre de l'ordre dans ce fatras d'idées reçues.


Alarmisme réchauffiste: l'autre usine à gaz

Sur les gaz à effet de serre, le ton du philosophe est particulièrement alarmiste mais, pas de chance, son analyse ne repose pas sur des théories scientifiques solides. 

Pour faire court, il n'y a pas de consensus scientifique sur le rôle du CO2 dans les changements climatiques et les températures globales n'ont plus augmenté depuis 16 ans. Le prestigieux magazine Nature reconnaît de son côté qu'il n'y a pas de lien prouvé entre "météos extrêmes" et "réchauffement climatique". 

Ajoutons qu'une étude récente conclut que le CO2 d'origine anthropique a peu d'influence sur les changements observés dans la quantité de CO2 atmosphérique et que, contrairement à la croyance populaire, les variations de CO2 ont lieu longtemps après les changements de température:
  • Changes in global atmospheric CO2 are lagging about 11–12 months behind changes in global sea surface temperature.
  • Changes in global atmospheric CO2 are lagging 9.5-10 months behind changes in global air surface temperature.
  • CO2 released from use of fossil fuels have little influence on the observed changes in the amount of atmospheric CO2, and changes in atmospheric CO2 are not tracking changes in human emissions.

Autre mauvaise nouvelle pour les alarmistes-réchauffistes: le dernier rapport de l'IPCC (GIEC) sur "les événements extrêmes et l'adaptation aux changements climatiques" reconnaissait dans son chapitre 4 que les récents événements météos "extrêmes" ne pouvaient pas être attribués aux changements climatiques:  
  • "There is medium evidence and high agreement that long-term trends in normalized losses have not been attributed to natural or anthropogenic climate change"
  • "The statement about the absence of trends in impacts attributable to natural or anthropogenic climate change holds for tropical and extratropical storms and tornados"
  • "The absence of an attributable climate change signal in losses also holds for flood losses"
Réfugiés climatiques: où sont-ils passés?

Pour ce qui est du sort des réfugiés climatique, c'est encore plus comique. Frédéric Lenoir est en effet aussi mal informé que l'ONU qui prédisait en 2005 que le réchauffement créerait des millions de réfugiés climatiques et qu'en 2010 pas moins de 50 millions d'entre eux seraient forcés de fuir leurs maisons à cause de la sécheresse, des ouragans et de la hausse du niveau des mers provoquée par la fonte des calottes glaciaires.

Nous sommes en 2012, deux ans après l'échéance de la prédiction et il n'y a toujours aucun réfugié climatique à déplorer. Les régions désignées à l'époque comme étant les plus exposées au réchauffement sont actuellement celles dont les taux d'accroissements de la population sont parmi les plus élevés au monde.
La prédiction était tellement grotesque que l'ONU avait préféré effacer toute trace du pétard mouillé de son site web (fort maladroitement d'ailleurs, bien des scientifiques en rient encore). 

Le Soir: business as usual

Comme la plupart de ses concurrents, Le Soir ignore superbement les études scientifiques qui vont à l'encontre de ses croyances climato-apocalyptiques et n'offre la parole qu'aux intellectuels versés dans une science de bac à sable propice aux envolées plus lyriques que rationnelles.

Combien de temps encore le journal qui fait bailler remettra-t-il à demain cette fin du monde qu'il nous prédit chaque semaine?